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mercredi 24 août 2016

Trois p'tits phares

Comme je l'évoquais dernièrement, je me suis lancée dans l'aventure amusante du postcrossing. Les inconnu.e.s à qui j'envoie des cartes postales dans le monde entier livrent tout de même quelques informations à leur sujet dans leur profil... Certain.e.s listent même les motifs de cartes postales qui pourraient leur faire plaisir. Alors, dans mon stock de cartes postales (j'en ai un certain nombre pour avoir eu beaucoup de correspondant.e.s et puis, mon papa collectionnait les cartes postales), j'essaie de trouver celle qui fera plaisir. Et bien souvent, ça marche !

Plusieurs fois, des personnes ont émis le souhait de recevoir des phares. En Bretagne, ça tombe plutôt bien, pas besoin de dépenser des fortunes pour en trouver. Mais ça m'a quand même donné l'envie de faire des petits tampons avec ce motif pour faire des chouettes enveloppes en plus !

Ils sont vraiment petits, ces tampons, quand j'ai reporté les motifs sur le calque après croquis, j'ai eu peur d'être ambitieuse. Chaque motif mesure moins de 7 cm et regorge de détails. J'ai gravé ces tampons au scalpel : un bel exercice ! Il y a quelques "loupés" (par ex. l'effet de perspective sur le phare de Calais, des parties fragiles), mais globalement, ils sont plutôt mignons. Et ça rend bien sur des enveloppes réalisées dans des pages d'ancien atlas.

D'après le phare des Pierres Noires, au large de la pointe de Saint-Mathieu - qui a un autre joli phare - Finistère
(hauteur 28 m)

D'après le phare de Calais, qui n'est pas en mer, comme l'indiquent les buissons à sa base :) Je ne suis pas entièrement satisfaite des détails sur la droite, qui fausse un peu l'effet de perspective arrondi...
(hauteur 55 m)



D'après le phare d'Ar-Men, à l'extrémité de la chaussée de Sein, Finistère
(hauteur 32 m)




Je me suis alors rappelé des petits dessous de verre sympas que j'avais chinés à Ventou Prentou. En plus des enveloppes, les petits phares décorent aussi mon coin bureau-atelier :)







D'ailleurs, il me reste un dessous de verre : auriez-vous des phares à me recommander ? :)


Celles et ceux qui regardent de temps en temps mes photos sur Instagram ont peut-être vu ces petites photos que j'avais postées au fur et à mesure..





Aujourd'hui, c'était la reprise pour moi, j'ai refait mon cartable ! Je risque d'être encore moins là ces prochains temps, bien que j'ai des idées... Je fais au mieux !
Bonne rentrée aux concerné.e.s et bonne suite et fin de semaine à tout le monde !



PS : pour finir, une musique de Têtes Raides que j'aime beaucoup et qui est dans le sujet, Le Phare :)

 

jeudi 13 août 2015

Masque en linogravure - 2/5

Huit mois après le numéro 1 de la série, voici un deuxième masque : l'Europe et Venise sont à l'honneur...

Superbes, ces masques sont bien entendu le symbole du prestigieux carnaval de Venise. Comme tout carnaval, l'idée était la transgression : à l'origine, les pauvres s'y déguisaient en riches et les riches en pauvres. Au fil de l'histoire, cette fête s'est embourgeoisée puis s'est éteinte pendant près de deux cents ans, avec l'arrivée de Napoléon en Italie à la fin du 18e siècle.
Ce n'est qu'aux débuts des années 1970 (!) que les Vénitiens ont remis le carnaval au goût du jour... Il est maintenant un événement touristique majeur.
Force est de constater un usage bien distinct des masques selon les régions du monde. En occident, il est surtout un élément de déguisement, tandis qu'ailleurs, il fait surtout partie intégrante de rites et cultes... quand il ne devient pas un élément de déco vendus aux touristes !
J'avoue, j'en ai... autant pour me déguiser (j'adore !) que pour la déco (surtout des masques africains). Les rites, c'est pas trop mon truc ;-)





Je n'ai toujours pas de presse, d'où l'impression pas très nette...
Je vous rappelle que l'idée est d'en faire cinq : un par continent... Eh bien, à cette allure, on est loin de le boucler, notre tour du monde ! Ah ah ah !

Il faut dire que je ne suis pas très réactive, celui-ci était prêt depuis belle lurette !
J'espère que vous ne m'en voudrez pas de revenir avec une "vieillerie"... Mais je prépare la suite avec des nouvelles plus fraîches (nouvelle maison, voyage au Portugal...) pour bientôt !

Bonne fin de semaine !


lundi 24 février 2014

Tampons : mosaïques arabisantes

Ce que je ne vous ai pas dit dans le dernier article, c'est qu'à Paris, à l'Institut du monde arabe, je me suis également procuré un ouvrage expliquant comment dessiner des motifs arabes de mosaïques géométriques. J'ai donc sorti l'attirail, compas, règle, rapporteur et me suis collée à un premier modèle :




L'idée est de pouvoir créer des tampons pour reproduire ces motifs sur papier, voire tissus. Il me fallait donc faire la partie "joints" (contours) et "carrelages" (morceaux pleins).
L'effet mandala était bien présent lorsqu'il s'est agi de graver la partie "joints", c'était plutôt agréable, et après quelques ajustements, j'ai pleinement été ravie du rendu. Qu'il soit colorié au Posca ou bien même rempli de motifs à l'encre de Chine comme j'aime le faire en ce moment, je trouve le motif sympa, ça a un petit côté "Spirographe" ! Mais quand même, je préfère le remplissage aux tampons (les "carrelages"), même si surtout parce que les finitions sont moins nettes.


Les étapes :


A mon grand bonheur, le test de l'encre Versacraft blanche est plutôt satisfaisant, ce qui est mieux pour l'idée de mosaïques, car en vrai, les joints sont de couleur claire.



Pour finir, quelques photos de Jérusalem. C'est le Dôme du Rocher (voyage d'avril 2011). N'est-ce-pas que c'est beau ? :-)



Il me reste tout un tas de chouettes motifs arabisants à tester, j'ai des idées pour les utiliser. Je vous montrerai ça au fur et à mesure !
Bonne semaine à tous !

mardi 4 février 2014

Dessins > tampons > couture


Comme tout le monde, je pense avoir commencé le dessin très tôt et mes premières "œuvres" à proprement parler (avant que l'on ne pense que je puisse être prétentieuse, je tiens à préciser que j'use beaucoup de l'ironie !) datent vraisemblablement de la maternelle. Puis comme la fratrie, j'ai beaucoup dessiné enfant et ado, encouragée par une famille aux multiples talents (Papa, Maman, Tatie, Tonton, Mémé... dessin(ai)ent bien. On a quelques artistes-peintres dans la famille et les ancêtres).


A Poitiers, en 2010-2011, j'ai pris des cours de dessin. J'ai alors tant bien que mal appris à dessiner des femmes, nues, habillées, en portrait ou en pied, avec des feutres, du fusain, des pastels, de l'aquarelle, de la gouache, etc. Si ces cours m'ont confirmé un goût prononcé pour le dessin, j'avoue avoir vite eu marre de dessiner des bonnes femmes !! Ceci dit, il était intéressant d'apprendre à saisir les proportions du corps humain. 
J'ai aussi essayé de dessiner à partir de photos. Et des girafes - je sais, aucun rapport ! :-)






Ces derniers temps, avec des feutres d'encre de Chine offerts par Rod il y a quelques années, je me suis amusée à dessiner des animaux on ne peut plus stylisés (il a bon dos le style, pour les incompétents !!). Je trouve le rendu assez sympa (les proches aussi, j'ai offert l'éléphant au frangin, le gorille à François) et, surtout : ce procédé de répéter les détails m'apaise et me fait beaucoup de bien. Il m'arrive régulièrement de dessiner juste avant de me coucher, histoire de m'endormir avec d'autres pensées que le boulot (même si c'est positif !) ou les soucis. C'est pour moi une alternative à la lecture.


 

 

Puis, je me suis dit : quitte à répéter des motifs, pourquoi ne pas utiliser des tampons ? J'ai employé l'existant : tampons ronds, étoiles, tige de coquelicot, cœur de fleur, houx, vagues japonaises etc. Les essais ont été concluants et c'est super rigolo à faire !





Enfin, cela a été pour moi l'occasion de tester l'encrage sur tissus. J'ai reproduit un des dessins sur une vieille nappe blanche de coton à l'encre permanente et après fixation au fer à repasser, j'en ai fait une pochette, au volant de ma Thimonnier. J'ai toujours un souci technique à régler au niveau de la couture (ce n'est pas encore très jojo au niveau de la fermeture éclair), mais comme la pochette est pour moi, ce n'est pas grave ! Je suis toute contente du résultat quand même ! Le verso est noir et l'intérieur bleu turquoise.




Et pour finir, comme le dit le proverbe : Si tu vois un gros canard blanc, c'est peut-être un signe ! Bonne semaine ! :-)

dimanche 10 mars 2013

Gobbolino, le chat de sorcière

Voici ma modeste contribution au battle de tampons lancé par Laëtitia du blog "Ça veut dire la joie".


Illustration tirée du magazine
En 1985, la revue "Raconte-moi des histoires de Noël", hors-série n°3 paraît et Papa et Maman nous l'achètent. En plus du magazine, il y a la cassette, grâce à laquelle on peut écouter les histoires, même quand les parents n'ont pas envie de lire ! :-)

J'ai 2 ans, Céline 4, bientôt 5 et j'ai davantage d'impressions que de souvenirs de cet instant fatidique, où les parents décident de nous faire écouter l'histoire "Le Noël de Gobbolino". Je nous imagine, le soir, prêtes à dormir, sous notre couette, la tête sur nos peluches en toile de parachute, dans notre chambre partagée au papier peint fleuri. Les parents appuient sur le bouton au petit triangle du radio-cassette et nous laissent écouter l'histoire.

Illustration tirée du magazine
Un petit chat, Gobbolino, qui n'est plus considéré comme un chat de sorcière est invité par des enfants à chanter des cantiques avec eux le soir de Noël. Les autres chats chantent mal et ne sont pas invités. Jaloux, ils décident de faire peur aux personnes profitant des cantiques en hurlant d'une voix inquiétante : "Attention ! Méfiez-vous ! Gobbolino est un chat de sorcière ! Gobbolino est un chat de sorcière !" Les gens prennent peur et ferment la porte...

Céline et moi aussi, et on se cache sous la couette... Le reste de l'histoire, on ne l'entend plus, sauf les "Gobbolino est un chat de sorcière" qui reviennent pour nous rappeler que nous sommes des petites filles peureuses. Pendant longtemps, cette histoire est une véritable source d'inquiétude pour la frangine et moi !

Plus grande, en mesure d'écouter l'histoire, je me penche sur ce Gobbolino et découvre qu'il est d'abord le héros d'un roman pour enfants d'Ursula Moray Williams, publié pour la première fois en 1942 (première image, ci-dessous, source : wikipedia). Il est bien plus tard retranscrit sous forme d'histoires dans la série "Raconte-moi des histoires".
J'ai cherché à l'acheter en anglais, lors de mes séjours outre-Manche, mais je ne l'ai jamais trouvé. Aujourd'hui, j'ai passé la commande sur Internet, livraison dans quelques jours (seconde image ci-dessous, version récente)


Et aujourd'hui, mon hommage à cette histoire troublante en tampons :-)
A savoir : Gobbolino est un chat noir qui a une patte blanche et les yeux bleus... Il ne pouvait vraiment pas être un chat de sorcière ! 
J'ai choisi de faire un croquis à partir d'une photo de vrai chat, et d'enlever ce côté bon enfant de toutes les illustrations de ce fameux Gobbolino afin de rendre l'ambiance tendue que l'histoire a provoqué quand nous étions enfants.
Au passage, j'embrasse ma sœur et salue les fans de Gobbolino et de la série "Raconte-moi des histoires", que je sais nombreux !

 


Ah j'allais oublier ! En faisant des recherches d'images, j'ai trouvé ces pochettes de 45 tours racontant aussi l'histoire de Gobbolino (tous les volumes sont en vente sur Priceminister, mais je n'ai pas le budget !). Les illustrations sont superbes. Je vous les mets :



 
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